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Objectif ultimeLe cap

Une raison d’être que chacun voit depuis son poste

Au sommet de la maison, au-dessus du profit, il y a la raison d’être. Pas un slogan d’affiche : le critère qui permet à une équipe de trancher seule, et dans le bon sens, quand la direction n’est pas dans la pièce.

Ce que dit la littérature

Les travaux de référence sur lesquels repose cet élément de la maison.

Collins, J. C., & Porras, J. I. (1996). Building your company’s vision. Harvard Business Review, 74(5), 65–77.

Vérifier : Harvard Business Review(nouvel onglet)

Tiré de leurs recherches sur les entreprises visionnaires qui durent, cet article de James Collins et Jerry Porras distingue deux composantes de la vision. L’idéologie centrale, d’abord : quelques valeurs essentielles et une raison d’être, ce pour quoi l’entreprise existe au-delà du profit. Elle ne bouge pas, ou presque. Le futur envisagé, ensuite : un objectif audacieux, à dix ou trente ans, décrit de façon assez vivante pour qu’on le voie. Lui peut et doit évoluer.

Leur conclusion tient en une formule : préserver le cœur, stimuler le progrès. Les entreprises qui durent ne sont ni celles qui changent tout, ni celles qui ne changent rien, mais celles qui savent ce qui ne se négocie pas et ce qui doit bouger. Pour remonter jusqu’à la raison d’être, ils proposent une méthode très simple : se demander plusieurs fois de suite pourquoi ce que l’on fait est important.

Devine, F. (2023). Rapid mass engagement: Driving continuous improvement through employee culture creation. McGraw Hill.

Vérifier : McGraw Hill (O’Reilly)(nouvel onglet)

Frank Devine part d’un constat de terrain : l’amélioration continue cale quand la culture ne suit pas, et une culture ne se décrète pas. Sa démarche fait construire par les équipes elles-mêmes une raison d’être élevée, le Higher Purpose, et les engagements qui vont avec.

Parce qu’elles en sont les auteurs, les équipes s’y tiennent, et le changement de culture s’accélère au lieu de s’user. La raison d’être cesse d’être un texte de la direction : elle devient une promesse que chacun s’est faite.

Comment Phi-Lean l’applique en mission

Ce que nous faisons concrètement, sur le terrain et avec vos équipes.

  1. Un atelier avec le comité de direction pour formuler la raison d’être en une phrase qu’un opérateur comprend, et la relier à trois indicateurs concrets.

  2. Sa déclinaison avec les équipes, service par service : ce que chacun fait à son poste pour y contribuer, et ce qu’il arrête de faire.

  3. Un affichage au plus près du terrain, pour que la raison d’être serve à trancher les arbitrages du quotidien, pas seulement à décorer l’accueil.

  4. L’exercice de crise pour comités de direction, l’un de nos serious games : on vérifie, sous pression, que les décisions suivent vraiment le cap annoncé.

Et chez vous ?

Vous vous reconnaissez si…

  • La raison d’être figure sur le site Internet, mais personne à l’atelier ne saurait la citer.
  • Chaque service optimise ses propres indicateurs, parfois contre ceux du voisin.
  • Tous les arbitrages remontent à la direction, faute de critère commun.
  • Les meilleurs éléments partent sans pouvoir dire pourquoi ils seraient restés.

Ce que cela change pour vous

  • Des décisions prises plus bas, plus vite, et dans le bon sens.
  • Un critère commun pour arbitrer entre ventes, production et finance.
  • Des équipes qui savent pourquoi leur travail compte, et qui le montrent.
  • Une stratégie qui peut changer sans que l’entreprise perde son cap.

Ce que coûte l’attente

Une raison d’être restée slogan coûte cher sans jamais apparaître dans les comptes : chaque arbitrage tranché au cas par cas, chaque talent qui s’en va, chaque projet qui s’enlise faute de critère commun.

Phi-Lean est un petit cabinet, et c’est voulu : Manuel Gourmand conduit lui-même chaque mission, du diagnostic au dernier atelier. Le nombre de missions menées en même temps reste donc limité. Si le sujet est sur votre table ce trimestre, autant en parler maintenant.